Cyril Meyre ND.A.

 

Naturopathie-Coaching

 

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L'intestin en Conscience

Comment le microbiote agit sur l’anxiété et comment l’anxiété influence le microbiote!?

Et si l’anxiété relevait d’une flore intestinale débalancée?

Ou à l’inverse si l’anxiété cérébrale débalançait la flore intestinale c’est à dire le microbiote?

L’œuf ou la poule en premier?

Évidemment l’anxiété et les troubles intestinaux peuvent être d’origines diverses et complexes. Car en effet une flore intestinale pathogène engendre des troubles intestinaux et psychologiques. Comment?

Ici il est question de mettre en lumière seulement un aspect de la problématique intestinale anxieuse car évidemment d’autres facteurs sont à prendre en considération comme l’alimentation, la toxicité, une inflammation chronique, les allergies, la porosité intestinale, les troubles immunitaires, l’épigénétique… Il n’est pas rare, voir normal de voir une telle complexité.

Par les temps qui courent, l’anxiété, le stress, les inquiétudes, les soucis, les préoccupations, les tourments… sont plus que d’actualité, nous les vivons tous collectivement. Tous dans le même bateau, parfois dans la tempête, parfois sans vent au milieu de l’océan sous le soleil brûlant. Que faire?



La digestion et nerf X

Le fonctionnement de la digestion est primordial pour se sentir bien! La digestion, il ne faut pas l’oublier commence dans la bouche par l’action mécanique de la mâchoire (d’où l’importance de bien mastiquer) avec l’aide de la salive. Par la suite l’estomac avec l’acide gastrique, la bile, les enzymes pancréatiques participent aux fonctions digestives…

Pour quelques raisons que ce soit, les aléas de la vie trépidante nous donnent une surcharge de tension émotionnelle qui se traduit dans notre corps, d’où la notion du psychosomatique. C’est l’implication des tensions nerveuses sur le système nerveux qui débalance, par rupture de l’équilibre entre le système nerveux sympathique et parasympathique, les fonctions optimales de nos organes.

Le coupable à part soi-même et la mauvaise gestion des évènements irritants, stressants de notre vie… est le nerf vague, numéro dix (X). Ce nerf qui se retrouve en rupture d’équilibre affecte le fonctionnement de nos organes digestifs et entraîne des troubles fonctionnels comme des gaz, ballonements, lourdeur et lenteur digestives. Dans certaines causes le nerf vague est impliqué dans l’origine des ulcères d’estomac, lorsque ce nerf n’est plus en homéostasie, phénomène bien connu en recherche (Harrison’s).


L’axe cerveau intestin

Le système digestif est relié au cerveau par le système nerveux autonome, supporté par les nerfs sympathiques et parasympathiques via les influx nerveux qui circulent à travers le nerf vague.

Les nerfs mixtes comme le nerf vague (X) sont composés de fibres afférentes qui véhiculent l’information en provenance du système digestif vers le cerveau, et de fibres afférentes, à destination du tube digestif en partance du cerveau, capables notamment de moduler la motricité et les sécrétions du tube digestif. Comme une autoroute, les informations circulent à double sens.


Il est même rapporté dans les revues Digestive Diseases 2008; 26 et Am. J. Pathol. 2006, qu’une conséquence d’un dysfonctionnement de l’axe cerveau intestin induit par le stress peut conduire au développement d'un large éventail de maladies gastro-intestinales comme le reflux gastro-œsophagien, l'ulcère gastroduodénal, le syndrome du côlon irritable et même les allergies alimentaires !


Un autre axe de liaison entre le cerveau et le système digestif est l’axe du stress (axe corticotrope), qui est mis en jeu par des stress psychologiques, physiques, douloureux, et également immunitaires via l’effet des cytokines circulant sur les différentes parties du cerveau.


Parmi les maladie digestives reflétant un dysfonctionnement des relations entre le cerveau et la digestion, on retrouve essentiellement le syndrome de l’intestin irritable, une hypersensibilité abdominale, les maladies inflammatoires de l’intestin, la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique comme analysé dans le Journal Physiol Pharmacol 2003.

Le stress a un rôle non négligeable dans la maladie dans la mesure où le stress est capable de modifier la motricité (ralentissement de la vidange gastrique, accélération du transit intestinal) les sécrétions digestives, de baisser le seuil de sensibilité abdominale, d’augmenter la perméabilité intestinale et de modifier l’immunité. Car chaque partie de notre corps est reliée au système nerveux.


L'axe cerveau-intestin a une action à double sens entre l'axe cerveau-intestin et le microbiote intestinal. L’enchevêtrement entre le microbiote intestinal, le système immunitaire et l'axe cerveau-intestin joue un rôle important dans la modulation de la réponse au stress de l'intestin dans le contexte du développement de différents troubles intestinaux comme publié dans la Natural Rev. Gastroenterol. Hepatol. 2009.


Il n’est pas rare de voir des personnes prises de diarrhée ou d’envie d’aller à la selle de façon répétitive avec des moments hauts en émotions ou stressants…!

Dans la revue Trends Mol. Med. 2016, il est clairement rapporté que l’usage d’antibiotique en effet est salvateur dans certains cas, mais lorsque pris de façon répétitive, ils vont provoquer une chute du nombre et de la variété du microbiote, la flore bénéfique intestinale.

Il est connu que les enfants nés par césarienne ont une flore moins riche que les enfants nés par voie naturelle avec une prévalence accrue face aux allergies, l’asthme et l’eczéma. Le passage vaginal du nouveau-né permet de coloniser, de construire ce microbiote essentiel à notre équilibre, notre immunité, notre santé physique et psychique.


Psychobiotique

Même santé Canada autorise des allégations thérapeutiques de certains types de probiotiques pour agir sur la stabilisation des émotions.

Nous n’avons pas fini d’en entendre parler sous le nom de psychobiotique car l’action se répercute sur la sphère psychologique et les personnes soumises aux inconvénients du stress, de l’anxiété, de la dépression et des maladies psychiatriques en bénéficient. Comme rapporté dans le numéro de juin 2013 du Biological Psychiatry.

Solution

- Clairement faire une évaluation des liquides qui sont bus, passer en revue les habitudes alimentaires et les corriger au besoin avec votre professionnel de la santé.

- Supporter le microbiote avec des probiotiques et prébiotiques

- Agir sur le système nerveux et intégrer des techniques de reprise de contrôle sur soi-même.

- Les suppléments qui agissent sur le support du système nerveux et des intestins seront primordiaux

- La phytothérapie digestive avec action nerveuse sera également bénéfique. Pensez à la camomille, au basilic sacré, à la verveine, à l’artichaut, à la mélisse…


Prenez et augmentez la conscience de votre corps, soyez à l’écoute et unis entre le corps et l’esprit!


Bonne santé!

Cyril Meyre ND.A.